28 juin

Carnets de voyage 13

Lundi 11 août 2008

Lever 6h30 pour me rendre à Hiroshima. Maintenant que j’ai de l’argent, je peux payer le ryokan avec… la visa ! Après deux heures de train, j’arrive à Hiroshima. Je prends le tram dans la cohue afin d’économiser un peu mes forces. Peu avant l’arrêt auquel je souhaitais aller, le tram s’arrête, je ne comprends rien si ce n’est que le chauffeur s’excuse et tout le monde descend sans payer ! Il fait horriblement chaud, plus encore qu’à Nara. Ça devait être insupportable il y a 63 ans. Je visite les différents musées et mémoriaux dédiés à la bombe et finis par comprendre pourquoi il y a des bouteilles d’eau partout.

En direction du château, je vois des jeunes qui semblent s’échauffer avant un match, mais d’une façon peu commune. Visiblement ça les amuse qu’un touriste les regarde et je fais quelques photos.

Du château (que je ne visite pas), je me dirige vers le musée d’art contemporain (qui est fermé le lundi !) et me rabats sur la visite d’un jardin avant de prendre le train pour Hakata (la ville de Fukuoka est la fusion des villes d’Hakata et de Fukuoka, mais la gare se nomme Hakata).

Je tourne en rond dans Fukuoka, incapable de trouver mon hôtel (la carte de Lonely Planet est relativement peu précise) et demande à des gens à un endroit qui me semble proche de l’endroit où il doit se trouver. Ils regardent ma carte et m’accompagnent dans un hôtel au coin de la rue dans lequel ils se renseignent. Le réceptionniste nous indique que l’hôtel que je cherche est un peu plus loin dans la même rue. Je m’étais trompé d’une rue… Ils m’accompagnent jusqu’à la porte de mon hôtel histoire que je ne me perde pas de nouveau. Une douche, une lessive et me voilà parti pour l’exploration de Fukuoka. La ville est très animée mais ce que vendent les chariots où se massent les foules pour dîner ne m’inspire pas le moins du monde… Trop poisson pour moi. Surtout après avoir vu des anguilles dans une bassine en attente de se faire tuer, vider et griller. Un peu avant, des enfants pêchaient de petits poissons avec une épuisette ; je me demande toujours si c’était pour mettre dans un aquarium ou pour les manger… Écœuré d’avoir vu partout mon cauchemar de nourriture en plus de la fumée omniprésente de cigarette (tout le monde semble fumer dans cette ville !) je prends un bento dans un conviny et rentre à l’hôtel. L’ambiance de cette ville me semble résolument différente des autres endroits où j’ai pu aller jusqu’ici. C’est notamment un gros contraste par rapport à Hiroshima, située à seulement 1h10 de Shinkansen (soit environ 300 km).

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27 juin

Carnets de voyage 12

Samedi 9 août 2008

Lever 6h : il faut bien ça pour mon programme du jour. A 8h, j’arrive au Ryoan-ji avant les hordes de touristes (japonais) pour admirer les 15 rochers dans les graviers.

Je poursuis avec le Nina-Ji aussi pour son ouverture (à 9h), mais les touristes sont déjà là. Je traverse le Myoshin-ji et reprends le train pour quitter l’auberge. Après de nombreux tours et détours sous un soleil de plomb, je finis par trouver mon ryokan. Il est 13h quand je repars pour faire la balade du sud de Higashiyama de Lonely Planet.

C’est bondé, ce que je suppose normal pour un samedi. J’enchaîne les sites touristiques jusqu’à leur fermeture (17h en général) et prends le train pour Fushimi et son fameux sanctuaire dédié à Inari. Il a l’avantage d’être gratuit et éclairé la nuit ! Et me voilà reparti pour quatre kilomètres (après avoir déjà marché une quinzaine de kilomètres) au milieu de milliers de torii (portes rouges) et de kitsune (renards de pierre). Je rentre au ryokan vers 23h, vanné. Un bon bain chaud et au lit.

Dimanche 10 août 2008

Grasse matinée aujourd’hui : je me lève vers 7h30. A vrai dire l’heure n’est pas l’heure solaire + 2 comme en France : le soleil pointe son nez entre 4 et 5 heures et se couche à 19 heures. Je vous laisse faire le calcul1 ! Je pars en train pour Nara. 43 minutes, c’est plus rapide que ce que je pensais. Depuis la gare, je fuis les hordes de touristes et me balade au hasard des rues. Il fait très chaud. Probablement le jour le plus chaud depuis que je suis au Japon. Je finis par être (presque) complètement perdu mais par chance je tombe sur une carte. Je flâne encore un moment en attendant qu’il soit l’heure de manger. J’ai repéré un restaurant recommandé par Lonely Planet qui fait des tempuras (légumes, crevettes, etc. frits, plat préféré d’Antoine).

Je caresse quelques daims (en totale liberté). Les touristes qui se font poursuivre après avoir donné des biscuits aux daims et les enfants terrorisés m’amusent.

Je fais la balade du Lonely Planet, comme beaucoup de gens que je vois aussi le livre à la main ! J’arrive à passer dans le trou du pilier sous le regard médusé d’autres adultes n’ayant pas osé essayer (j’avoue que quelqu’un m’a tiré par les bras pour que je passe, mais tout de même !).

Au retour de la balade, j’essaie une de leur pâtisserie. Ce n’est pas mauvais… mais décidément, les desserts ne sont pas leur fort… J’essaie aussi leur jus aux cinq fruits et 18 légumes : finalement c’est bon ! Je prends le train du retour mais manque de chance, il s’agit d’un omnibus qui mettra 1h20 ! Exténué par les longues marches des trois derniers jours et le manque de sommeil, je dors presque tout le trajet. A Kyoto, j’arrive à retirer 50 000 yens : le plafond de ma carte est enfin augmenté ! Un bento et direction Gion (toujours à pied !). De retour au ryokan vers 21h, je prends un bon bain et écris une lettre à M et Mme Isetani, les amis de Pierre et Nénée, sur le papier à lettre acheté au magasin à 100 yens de Nara, car je ne pense pas avoir le temps de les rencontrer lors de mon bref passage à Tokyo.

1. C’est plus au moins l’heure solaire.

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23 juin

Carnets de voyage 11

Pour Atsuko et Antoine

Mercredi 6 août 2008

Peu avant mon réveil, le contrôleur passe vers ma couchette : “Kanazawa, Kanazawa.” Décidément, il n’est pas possible de manquer son arrêt (c’était une de mes craintes) et l’organisation est impeccable. A 6h16, comme prévu, le train arrive à Kanazawa. Antoine vient me chercher à la gare et nous allons prendre le petit déjeuner chez Atsuko et lui. Ils se sont finalement mariés la semaine dernière. Atsuko part travailler (dans l’administration de l’université) tandis qu’Antoine et moi – après qu’Antoine a fait mes réservations – prenons les vélos et partons à la visite de la ville : la vieille ville, le parc Kenroku-en, le château, avec un petit restaurant pour déjeuner.

De retour vers 18h, Antoine et Atsuko visitent une amie d’Atsuko qui vient d’accoucher. Pendant ce temps je lis et réponds à mes emails. Nous allons ensuite manger des sushis dans un restaurant typique avec son petit train d’assiettes. Chaque assiette a un code (magnétique ?) et une fois le repas terminé, ils empilent les assiettes et un lecteur donne l’addition automatiquement ! Parmi les sushis, certains sont excellents, d’autres difficiles à manger… Question de goût !

Nous rentrons à l’appartement et Atsuko part dormir chez ses parents. C’est gênant, surtout que je trouve l’appartement suffisamment grand (petit F2), mais c’est comme ça.

Jeudi 7 août 2008

Antoine et moi allons à l’université. C’est journée porte ouverte pour les lycéens. Antoine doit imprimer et scanner des documents pour son mariage. Nous en profitons pour regarder des expériences de dynamique destinées aux lycéens.

Après un repas à la cafétéria (bon et vraiment pas cher : moins de deux euros), nous récupérons la voiture d’Atsuko et passons prendre Kassim (Afgan) et Eric (Rwandais), deux étudiants qu’Antoine a rencontrés en cours de japonais, pour aller à la plage. L’eau est chaude, il fait beau. Nous passons un agréable moment de détente. Il y a même un skatepark où j’emprunte une planche pour 30 secondes.

De retour à Kanazawa (contrairement à ce que je croyais la ville n’est pas au bord de la mer mais à 30 minutes de voiture) nous nous rendons dans un restaurant où nous devons cuire nous-même nos espèces d’omelettes. Heureusement qu’Atsuko est là pour nous donner les instructions ! Il est déjà temps de rentrer se coucher. J’envoie tout de même un email à la banque, pour vérifier que mon plafond a été augmenté.

Vendredi 8 août 2008

Antoine dépose Atsuko au travail, nous petit-déjeunons dans un parc au dessus de chez eux et déjà, je dois partir pour Kyoto.

Le roulis du train est insupportable et j’arrive à Kyoto avec la nausée. Un programme très chargé m’attend : visite du château de Nijo, check-in à l’auberge, déjeuner dans le parc du palais impérial, visite du Nishiji textile center (avec en prime un défilé de kimonos), puis après une longue marche, arrivée au palais doré deux minutes avant sa fermeture presque désert à cette heure tardive. Il est 17h30, je n’ai pas eu le temps de visiter tout ce que je souhaitais dans ce secteur de la ville, et tout est désormais fermé. Je rentre à l’auberge, mange un bento et regarde la superbe cérémonie d’ouverture des J.O. de Pékin.

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