Carnets de voyage 13
Lundi 11 août 2008
Lever 6h30 pour me rendre à Hiroshima. Maintenant que j’ai de l’argent, je peux payer le ryokan avec… la visa ! Après deux heures de train, j’arrive à Hiroshima. Je prends le tram dans la cohue afin d’économiser un peu mes forces. Peu avant l’arrêt auquel je souhaitais aller, le tram s’arrête, je ne comprends rien si ce n’est que le chauffeur s’excuse et tout le monde descend sans payer ! Il fait horriblement chaud, plus encore qu’à Nara. Ça devait être insupportable il y a 63 ans. Je visite les différents musées et mémoriaux dédiés à la bombe et finis par comprendre pourquoi il y a des bouteilles d’eau partout.
En direction du château, je vois des jeunes qui semblent s’échauffer avant un match, mais d’une façon peu commune. Visiblement ça les amuse qu’un touriste les regarde et je fais quelques photos.
Du château (que je ne visite pas), je me dirige vers le musée d’art contemporain (qui est fermé le lundi !) et me rabats sur la visite d’un jardin avant de prendre le train pour Hakata (la ville de Fukuoka est la fusion des villes d’Hakata et de Fukuoka, mais la gare se nomme Hakata).
Je tourne en rond dans Fukuoka, incapable de trouver mon hôtel (la carte de Lonely Planet est relativement peu précise) et demande à des gens à un endroit qui me semble proche de l’endroit où il doit se trouver. Ils regardent ma carte et m’accompagnent dans un hôtel au coin de la rue dans lequel ils se renseignent. Le réceptionniste nous indique que l’hôtel que je cherche est un peu plus loin dans la même rue. Je m’étais trompé d’une rue… Ils m’accompagnent jusqu’à la porte de mon hôtel histoire que je ne me perde pas de nouveau. Une douche, une lessive et me voilà parti pour l’exploration de Fukuoka. La ville est très animée mais ce que vendent les chariots où se massent les foules pour dîner ne m’inspire pas le moins du monde… Trop poisson pour moi. Surtout après avoir vu des anguilles dans une bassine en attente de se faire tuer, vider et griller. Un peu avant, des enfants pêchaient de petits poissons avec une épuisette ; je me demande toujours si c’était pour mettre dans un aquarium ou pour les manger… Écœuré d’avoir vu partout mon cauchemar de nourriture en plus de la fumée omniprésente de cigarette (tout le monde semble fumer dans cette ville !) je prends un bento dans un conviny et rentre à l’hôtel. L’ambiance de cette ville me semble résolument différente des autres endroits où j’ai pu aller jusqu’ici. C’est notamment un gros contraste par rapport à Hiroshima, située à seulement 1h10 de Shinkansen (soit environ 300 km).

































