Carnets de voyage 5
23/09/2008Mercredi 30 juillet 2008
A 7h30, mon réveil sonne, puis quelques minutes plus tard un haut parleur annonce, je suppose car c’est en japonais, que le petit-déjeuner est servi. Copieux et bon : omelette, légumes, pains au lait, thé, jus de fruit. Dehors il pleut et la température est douce (environ 20°C). Je discute un peu avec mon compagnon de chambre (qui est français). Lassé du mauvais temps qui semble durer depuis qu’il est arrivé quelques jours plus tôt, il décide de partir pour Kyoto. Malgré le mauvais temps, je ne change pas mon itinéraire et me rends en train à Matsushima, l’un des trois paysages grandioses du Japon (sic). Je visite le temple Zuigan-ji, le Godai-do et me promène sur Fukuurajima, île-jardin botanique sous le soleil !




De retour à la gare, je manque le train pour Oku-Matsushima de quelques secondes (il est en train de partir). Le prochain est dans 30 minutes. Je décide de partir à la recherche d’un point de vue que je trouve sans difficulté. La végétation est vraiment luxuriante et les bruits que font les animaux ne sont pas sans évoquer la jungle.

Je prends enfin le train, direction Nobiru beach, apparemment la plage où les habitants de Sendai viennent se baigner, malgré les déchets rejetés par l’océan Pacifique. A ma grande surprise, elle est déserte : au maximum 30 personnes sur les kilomètres de la plage. J’aurai l’explication le soir dans le train entre Sendai et mon auberge par un japonais ayant vécu en Italie et maintenant retraité (i.e. il travaille toujours !) : les japonais n’ont pas de vacances comme les européens et ne vont à la plage que le week-end. Bon à savoir pour se dorer la pilule loin des foules de la Côte d’Azur ! J’admire une parade d’avions de chasse et vais me baigner dans le Pacifique. L’eau n’est pas très chaude (peut-être 20°C).


Je pars à la recherche d’un des meilleurs points de vue sur les îles. Les cartes et panneaux d’information sont exclusivement en japonais. A l’aide de Lonely Planet, je cherche les kanjis pour Otakamori (大高森), et ne comprenant pas le panneau, manque le premier chemin…

18h15, j’arrive enfin au sommet, fais quelques photos et me dépêche de redescendre, la nuit tombant à 19h et me trouvant à 5 kilomètres de la gare.

A la gare je rencontre deux irlandaises (de Belfast et Dublin) qui comme moi ne savent pas quand sera le prochain train mais vont monter dans le premier qui ira dans la bonne direction. Elles ont commencé leur séjour par du couch surfing sur Kyoto avant de venir sur Sendai en auberge de jeunesse. Une option à étudier pour de futur voyages bon marché.
De retour à Sendai, j’achète un bento et me dirige vers le Sendai-jo Ato que je ne trouve pas. Je pique-nique donc au Zuiko-den, fermé à cette heure tardive. Il est déjà temps de prendre le train de 22h26 et de filer prendre une douche avant leur fermeture à 23h. Mon nouveau compagnon de chambre est encore français ! L’immense majorité des occidentaux rencontrés est française !






