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22/11/2008

Mes rêves desséchés s’effritent
tandis que ma vie évolue;
la poussière d’un avenir révolu
sous mes doigts humides crépite.
Dimanche 3 août 2008
Je quitte le ryokan pour la gare en compagnie d’un étudiant allemand au Japon pour un an pour apprendre la langue ! Il envie mon Japan Rail Pass qui me permet de voyager rapidement d’un endroit à un autre. Il doit voyager en bus économique d’un endroit à l’autre ce qui prend du temps. Il bruine un peu mais dès que nous entrons à la gare c’est le déluge. Je tente encore de retirer une somme importante d’argent mais ne peux pas plus que 10 000 yens, ce qui est peu sachant que l’on ne peut rien payer par carte bancaire… Surtout que la banque prend 6 euros de commission par retrait… A Tokyo j’avais réussi à retirer 30 000 yens, ce qui m’avait permis de tenir la semaine en payant deux hôtels par carte. Les distributeurs fonctionnant avec les cartes internationales sont limités à la Poste et les horaires sont de 9 h à 17 h… C’est frustrant d’avoir de l’argent sur son compte et de ne pouvoir en profiter ! Quand je pense qu’en Suisse j’ai déjà retiré 700 euros avec une simple carte de retrait ! Antoine avait raison : la Visa marche, à condition qu’elle provienne d’une banque japonaise. Bref, j’ai tout de même de quoi payer mon auberge de ce soir et de manger un bento. Si je fais gaffe j’aurai peut-être de quoi payer ma capsule de demain ! (Je n’y crois guère). Je prends le train pour Toya, et admire une vieille locomotive à vapeur par la fenêtre.
A Toya, il pleut toujours. Je prends le bus pour Toyako Onsen (site du G8 de juillet dernier). Le paysage est superbe malgré la pluie et les nuages. Je mange un bento et prends un bain de pieds en admirant le lac, son île et les volcans dans les nuages en arrière-plan.
Un petit tour le long de la promenade du lac, puis sur les vestiges de l’éruption de 2000 avant de reprendre le bus pour une balade entre les cratères et les ruines, sous une pluie battante.
De retour à Toya, je rêve d’un thé chaud (ils boivent du thé froid dans l’ensemble en cette saison) et de scones au coin du feu. Il fait froid, probablement moins de 20°C et avec l’humidité c’est désagréable. Je me rabats sur des beignets achetés sans savoir ce que c’était mais parce que ça avait l’air bon et du thé vert froid.
Le train de 17h09 pour Sapporo est bondé mais j’ai la chance de trouver une place assise. Mon voisin est allemand et projette de faire des randonnées à travers Hokkaido de campement en campement. Il ne lui manque qu’une cloche pour signaler sa présence aux nombreux ours ! A l’arrivée je cherche en vain le plan pour me rendre à mon auberge. Et Lonely Planet ne donne pas l’adresse ! Par chance, le numéro de téléphone est indiqué et j’obtiens toutes les informations nécessaires pour m’y rendre. Il pleut toujours à verse mais il fait plus chaud qu’à Toya.
L’auberge est sympa et bien agencée. Je ressors chercher un bento au convenient store du coin de la rue et dîne avec un français qui est là depuis dix jours. Je fais une lessive, me douche et me couche : quittant Sapporo à 13h17, la matinée va être chargée !