Week-end au Luxembourg
29/03/2009Une fois n’est pas coutume, j’ai passé le week-end au Luxembourg. Au programme:
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Une fois n’est pas coutume, j’ai passé le week-end au Luxembourg. Au programme:
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Lundi 4 août 2008
Petit déjeuner, rangement des affaires et départ pour Sapporo centre, à cinq stations de métro de l’auberge.

Il fait très beau : la bonne surprise quand je me suis levé ce matin ! Ça va être parfait pour visiter le jardin botanique… Sauf que j’apprends sur place qu’il est fermé le lundi. Pas de chance. Je me balade autour de la gare, visite l’ancien bâtiment du gouvernement, le parc Odori et ses kilomètres de Bier Garten et mange un bento dans un parc du campus universitaire.
Pas le temps de s’attarder : je dois déjà reprendre le train. Cette fois j’ai été prudent : j’ai pris des réservations histoire d’être sûr d’avoir une place assise pour les 5h30 de train qui m’attendent.
Dans le train (en général), les Japonais dorment ou jouent avec leurs téléphones portables. Il est l’heure de la sieste alors je dors un moment. Puis je profite du paysage superbe qui est aujourd’hui visible : d’un côté la mer (le train longe la côte) et de l’autre les montagnes et les volcans.
Un peu inquiet pour ma correspondance de quatre minutes, je félicite l’organisation japonaise : premièrement le train est à l’heure ; deuxièmement il suffit de traverser le quai pour monter dans l’autre train. Aucun problème ! Je regrette seulement de n’avoir pas pu visiter Hakkodate sous le soleil d’aujourd’hui et de devoir passer 5h30 dans le train.
Arrivé à Aomori à 18h40, je constate qu’une importante part de la population est vêtue de kimonos blancs avec des motifs noirs, des ceintures rouges ou jaunes et des clochettes. Les filles sont craquantes dans cet accoutrement. Je récupère une brochure à l’office du tourisme, déplacé pour l’occasion à la gare. Ce soir le festival Nebuna aura lieu de 19h10 à 21h. Il me reste peu de temps avant le début : je file au capsule hôtel. Le réceptionniste parlant deux mots d’anglais (c’est toujours mieux que mon japonais), surpris qu’un occidental vienne ici me conduit vers les capsules histoire que je sois sûr de mon choix. Je trouve le concept amusant et l’agencement fait vraiment couchette de vaisseau spatial. Je me crois dans 2001 l’odyssée de l’espace. La capsule doit faire 2m par 1m et est suffisamment haute pour tenir assis. Elle est équipée d’une télé (moyennant finance), d’une radio et d’un réveil. Elle ferme par un rideau, on ne risque donc pas d’étouffer ! Les douches et les WC sont collectifs. On dispose d’une consigne pour ses chaussures et d’une consigne plus grande (mais pas immense !) pour ses bagages. Une salle de détente est aussi prévue avec distributeurs de boisson et de nourriture, des chaises, des tables et une télévision. Finalement ce n’est pas si mal ! Je me douche en vitesse, me change et file au festival.
Il y a un monde fou. Le festival consiste en un défilé de chars avec d’énormes sculptures en papier sur une armature en fil, le tout éclairé de l’intérieur. Entre chaque char majeur, des chars plus petits, d’autres avec des tambours et des musiciens vêtus d’habits traditionnels identiques par groupe, mais différents d’un groupe à l’autre. Entre les chars et les musiciens, des gens vêtus de kimonos blanc et noir défilent en criant : « Ah ça ira, ça ira », du moins à ce qu’il me semble. Un air de révolution ?
Les chars sont tous plus beaux les uns que les autres, l’ambiance est extraordinaire. Les sponsors sont parfaitement intégrés dans le défilé, chose que je trouve amusante. A 21h précise, les policiers clôturent le défilé et après leur passage, c’est terminé !
Sous le pont, je mange des brochettes et des pâtes achetées à un stand, en buvant une bière de Sapporo (comme d’habitude). Je trie les photos du défilé : sur 200 j’en garde une quarantaine. Bien que le défilé soit terminé depuis plus d’une heure, la ville garde une ambiance festive et nombre de personnes flânent dans les rues.
Je rentre à mon hôtel, mets la batterie de mon appareil photo en charge dans le couloir (il n’y a pas de prise dans la capsule) à côté d’un téléphone portable high-tech, relativement peu inquiet quant à son éventuelle disparition pendant la nuit : on n’est pas en France !