Clone Party
25/05/2009

Mardi 5 août 2008
Après avoir bien dormi dans ma capsule (je me suis cependant cogné deux ou trois fois en me retournant), direction Hakkoda-San en bus. J’arrive à 8h59 et prends la dernière place assise. 9h00, le bus démarre ! Il fait très beau, c’est extraordinaire pour cette journée de balade. Au programme : montée en téléphérique, trois sommets à 1500 mètres et retour à Aomori.
En route le bus s’arrête sur une aire où l’on peut boire du thé et admirer le paysage.
Une fois à la station de ski de Hakkoda, tout est parfaitement minuté : le téléphérique démarre deux minutes après notre arrivée. Dans le doute je prends un aller-retour car je ne pense pas avoir le temps de redescendre à pied. Le temps est toujours superbe mais une légère brume empêche de voir Hokkaido et même Aomori n’est pas très nette. Le paysage est magnifique.
Au premier sommet, Akakura, un japonais en randonnée avec son fils me demande d’où je viens et m’explique que Hakkoda signifie les huit montagnes et que par conséquent, il y a huit sommets. Nous allons faire les trois sommets de la partie nord. Le plus haut, Odake, culmine à 1584 m et signifie la grande montagne. Ils ne se cassent pas la tête pour les noms ! Pas bien grand, son fils est plein d’énergie et court sur le sentier, toujours à la limite de la chute sans qu’elle ne se produise. Arrivé au refuge au pied du Odake, je déjeune. Ce monsieur et son fils s’arrêtent aussi. Il me demande si je vais gravir l’Odake et me conseille aussi de poursuivre la balade vers Sukayu Onsen, un centre thermal dans la vallée, à deux heures de marche. Mon bus s’y arrête : tant pis pour mon billet retour de téléphérique…
Partout sur mon chemin, des nuées de libellules peu farouches. Vers 15h, j’ai fait mes trois sommets et suis arrivé dans la vallée.
Il ne me reste plus qu’à me relaxer dans un bon bain chaud plein de soufre ! En plus des bains il y a aussi des douches qui massent agréablement. Mais hélas ! j’en prends plein les yeux et ça me brûle encore au moment où j’écris (21h). Je profite des thermes pendant 1h30 et il est déjà temps de reprendre le bus. Moi qui m’inquiétais de ne pas pouvoir me laver avant prendre le train de nuit !
Dans le bus, je dors et mes yeux me font mal. A Aomori, je mange un bento, bois une bière, téléphone à Antoine, récupère mes affaires à la consigne, me change et saute dans le train. C’est bien un train couchette : ouf !
Ma première impression est que le train s’arrête souvent et qu’il repart avec des secousses désagréables, probablement provoquées par le jeu entre les voitures. Le chauffeur annonce chaque arrêt et je m’interroge vraiment sur la qualité du sommeil qui m’attend, si jamais j’arrive à dormir. Exténué par ma journée, à 21 h je décide me coucher. Je ne remarquerai pas que plus tard dans la soirée le chauffeur cesse d’annoncer les arrêts.