Berlin
Tomber amoureux des danseuses d’Antonio Canova et de Georg Kolbes, puis des princesses de Johann Gottfried Schadow.
Sillonner la ville avec un vélo dont la roue libre rendra l’âme à 500 mètres de l’auberge le dernier jour.
Vouloir décorer mon appartement à grand renfort de marbre, boiseries, sculptures et tableaux de maîtres.
Passer huit heures par jour dans les musées.
Acheter plus de douze kilos de livres.
S’imaginer à une partie de chasse à Postdam.
Lire Taxi et s’y croire à nouveau.
Avoir voulu être dissous sur place à la sortie de la Gemäldegalerie.
Être confondu avec un terroriste au vélo piégé à côté du Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe puis devant le Musée Juif.
Piquer un fou rire dans le S-bahn à l’écoute de la petite musique annonçant le prochain arrêt.
Perfectionner chaque jour la prononciation de « Ein großes Bier vom Faß, bitte. »
Apprendre l’allemand avec des turcs et des vietnamiens.
Être fier de n’avoir besoin ni du dictionnaire, ni de parler anglais.
Partager ma chambre avec cinq muses (ne ronflant pas et séchant leurs cheveux – les connaisseurs apprécieront).
Presque oublier d’aller voir le mur.
Frayer son chemin parmi les touristes en masse au Checkpoint Charly.
Être choqué de voir des voitures de très grosse cylindrée avec des « Umweltplakette » verte (le summum étant une BENTLEY Continental GT et ses plus de 400 g de CO2 par kilomètre…)
Prendre quelques fresques du mur en photos vers 1h du matin.
Trouver que finalement, le climat du Luxembourg est agréable.
Faire une pause à Weimar et cesser de compter les plaques « maison de … » (Cranach, Goethe, Schiller, Liszt, Klee, etc.)
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| Berlin et Weimar 2009 |
